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samedi 25 octobre 2014

Back.

L'entrée béante de la caverne millénaire semblait désertée depuis des siècles. Et la lave durcie de son seuil archaïque s’effritait sous un amas de racines noueuses. Statique, comme ensommeillée, la jungle environnante s'était tue, s'abandonnant à l'érosion.
Pourtant, la quiétude des lieux fût tout à coup déchirée par une vibration grouillante. Les viscères de la terre elle-même s'ébranlaient soudain en un prodigieux séisme organique. Puis à la façon d'une gueule infernale, la caverne exhala le souffle chaud et les vapeurs d'un bâillement mécanique. 
C'était une panique sourde qui faisait frémir la forêt; car depuis le fond des entrailles les plus secrètes du sanctuaire, une sombre magie s'animait lourdement, encoure engourdie par ces longues lunes de silence opaque.
Enfin, porté en un écho distordu à travers les profondeurs, un rire sardonique, dément, transperça les cimes et les âmes; se perdant loin, très loin, à l'horizon, et dont les inflexions délirantes furent salués par les envols anarchiques d'oiseaux effrayés.
Et puis, à nouveau, une stase glaciale.

Salut à tous, fidèles compagnons eucaryotes.

Oui, je sais. C'est pas la première fois que je vous vends mon retour avec des textes d'ambiance improvisés à l'arrache, mais il me semblait essentiel de marquer le coup. Maintenant que ce blog a passé les 1000 vues (putain, mille vues, sans déconner?!), il me semble un peu moins légitime de jouer ma starlette pour que dalle.

De plus, j'ai deux trois trucs à vous raconter.

Alors, premièrement, il est nécessaire de célébrer le nouvel âge de la caverne comme il se doit! Un millier de vue, en soi, c'est vraiment pas énorme. Mais je dois bien admettre qu'il y a quelques mois encore, je croyais cela franchement irréalisable. Ce (tout) petit exploit ne s'est bien entendu pas concrétisé tout seul, et je me dois avant tout de remercier Morikun, dont le "mécénat" s'est révélé déterminant. Je vous invite à visiter son temple de quiétude qui saura vous ravir par sa variété de rubriques et sa maîtrise rare de la 'gurine.
Ensuite, j'attribue une mention d'honneur spéciale à nos camarades anglophones (et notamment des USA), qui, avec plus de 220 visites, ont su gonfler mes statistiques de par leurs doctes visites.
Merci à vous, les mecs, vous êtes géniaux. (You all are fucking awesome!)
Et c'est bien sûr à tous mes visiteurs sans distinction aucune que j'adresse mes plus tendres et vénéneux baisers. 
Pour fêter ça, je vous annonce qu'un ravalement de façade général de mon antre ne saurait tarder. On va un peu organiser tout le foutoir accumulé ici, dépoussiérer les coins et rajouter des zolies n'images défilantes. Viiiiiiiii! =D

Ensuite, on va un peu parler fig's. C'est vrai que je n'ai rien pondu de très nouveau depuis un moment, et je vous concocte un petit pavé pour traiter plus amplement du sujet. Il est de ces périodes dans une existence de plante qui nécessitent un changement radical de support afin de toujours mieux canaliser le peu de créativité qu'on a su sauvegarder des belles années dernières nous.
Ça veut pas dire que j'arrête de peinturlurer, hein. Ça signifie que je ralentis.


Je partage cependant avec vous un WIP de ma dernière acquisition, un carnosaure tout frais dont j'ai à peine ébauché la che-tron pour l'instant.
Bien entendu, la caverne saura se substituer à cette carence en vous fournissant nombre de critiques aux médias variés, autre types de travaux plastiques, etc...

En espérant, malgré la refonte imminente de ce blog, que je saurai tenir le coup en votre compagnie au moins pour une année supplémentaire, et que je ne vous décevrai pas trop; je vous souhaite à tous une rentrée chargée de succès, de découvertes, et d'hydromel bon marché.

Bis Bald.

jeudi 29 mai 2014

Vienne!


                                        


Salut à tous!
Aujourd'hui, pas de 'gurine, de nanard ou de promesse de damnation éternelle, non, bien pire: des photos de voyage! AAAAAAARK!!!!
Rassurez-vous, je ne compte pas faire de ce blog un amas de comptes-rendus touristiques, 'manquerait plus que ça! Ce serait de toute façon bien ardu, étant donné que ce n'est pas tous les jours que la plante en peau s'extirpe de sa jungle natale pour gagner les terres civilisées. Vous saurez donc souffrir une toute petite entorse au nindo de la caverne. ^^

C'est donc ainsi qu'après avoir passé plus de vingt ans à râler contre les touristes qui avancent à deux à l'heure en bloc compact dans les tunnels du métro parisien (pour le plus grand PLAISIR des locaux qui essaient juste d'arriver au boulot dans les temps), que je me suis retrouvé moi même à déambuler béatement dans les rues, un appareil photo en main et le nez dans les nuages. J'ai néanmoins réussi à éviter le short, les sandalettes et le t-shirt "I love Vienna", parce que bon, c'est important de conserver un minimum d'amour propre.

Pour commencer, il faut que je vous touche deux mots du trajet en coucou: L'avion, c'est cher, c'est long et c'est chiant (au moins comme ça, vous pourrez pas dire que vous n'êtes pas prévenus). Ajoutez à cette fatalité un couple de petits vieux pour voisins qui décide de bourriner sur la climatisation pour éviter à bobonne d'avoir à se relever une deuxième fois pour reprendre un verre d'eau, et vous obtenez une ambiance de voyage à peine moins pourrav' qu'un trajet en car en compagnie de supporters du PSG.
M'enfin, je prends sur moi, me contorsionne pour trouver une illusion de confort dans mon siège de classe économique, et entame un nouveau roman de SF (qui sera d'ailleurs sans doute l'objet de mon prochain article "lu et approuvé"). A peine la première page tournée, une hôtesse de l'air qui traîne un chariot comme d'autres se trimbalent la syphilis (avec peine, donc) s'arrête à mon niveau et me tient à peu près le discours suivant:
"Schluden gluck glücken ab gluck?"
Devant ma mine déconfite de non-initié, elle me propose le même sachet de noix séchées et de cacahuètes, cette fois-ci en anglais.
J'avais envie de lui répondre un truc du style "Meuf, je te rappelle qu'on est dans une carlingue à des centaines de mètres du sol, et que la seule chose qui nous maintient à cette altitude est le fait qu'on aille à toute vitesse, ce qui n'est pas forcément super rassurant en soi. Alors, à moins que tes cacahuètes soient bourrées de valium et qu'on puisse les accompagner d'une bonne bière, non merci mais ça ira."
Et puis je me suis imaginé à sa place, à proposer des gâteaux secs à tous les petits vieux en état de déshydratation avancée du vol juste pour faire damer ses mouflets, et je me suis contenté de répondre "Non merci, ça ira". Mes très sympathiques voisins ont pris deux paquets chacun, du coup ils ont eu encore plus soif, et ils ont encore monté la climatisation d'un cran (ce qui n'a pas vraiment de lien logique avec la soif, je vous l'accorde).
Lorsqu'enfin je posais un pied sur le sol de Autrichien, j'étais à moitié congelé sous un soleil de plomb.

Je retrouve ensuite ma dulcinée, habituée des lieux, qui m'introduit aux subtilités des transports en commun locaux. J'ai été un peu surpris en m’apercevant que les portails des stations de métro et RER étaient tous ouverts, béants, sans discrimination. Pour tout vous avouer, au début, j'ai simplement cru qu'ils étaient cassés. >< Imaginez mon désarroi lorsque ma chère et tendre m'expliqua que mis à part quelques contrôles des titres de transport, la bonne marche de ces services ne sont basés que sur la bonne volonté et l'honnêteté de ses usagers... Sérieusement? Un service public qui fait confiance aux gens? Non mais la blague! La phase! Science-fiction, moi j'dis!... Et bah non, même pas.

Bref. Je passe en coup de vent vers mon point de chute pour y lourder mon sac, avant de repartir aussitôt à la conquête des rues.

Je n'ai que survolé le centre-ville; il faut bien admettre que les appartements de Sisi l'impératrice, les mecs déguisés en Mozart qui t’inondent de prospectus et les boutiques Zara n'étaient pas dans les incontournables de ma checklist. 









Par contre j'ai visité une fac. LA fac, à vrai dire. Une bâtisse tellement énorme et solennelle qu'en y pénétrant, tu t'attends à être accueilli par un fantôme sans tête et la version Spätzle de Dumbledore. Bibliothèque tirée d'un roman de Jules Verne, couloirs pavés d'un marbre si poli que tu te demandes si t'as pas loupé le stand de patins à l'entrée... Bordel, on est loin de Paris 3, les mecs; et ça se sent. Mention spéciale à la cour intérieure de bâtiment, bordée de bustes de personnages prestigieux d'hier et d'aujourd'hui.







Schrödinger a posé son graff' ici. Big up.
Une bière pas chère, pas dégueu', et servie avec le sourire.
Alors que sous la canicule, ma dame et moi profitons d'une pinte de blonde salvatrice (et pas chère sans être de la pisse! C'est donc encore permis par toutes les lois de la physiques, mes amis parigots), cette dernière me conseille le Quartier des Musées. Au programme? Art moderne (j'ai bien écrit: MODERNE. Les fans d'Antoine Daniel qui se contentent de caqueter son discours obscurantiste pré-chié à l'encontre du contemporain peuvent à présent lancer une recherche google et constater la nuance); puis histoire naturelle.

                                                                                                                                                                                                                          



Bon, il faut bien admettre que ma visite au Mumok (le musée d'art moderne, donc) m'a laissé un peu dubitatif. La plupart des salles n'étaient  pas accessibles au public pour cause de travaux, et je n'ai pas trouvé les thématiques proposées entre les œuvres très évidentes. La disposition  n'y était pas non plus transcendante. Je suis tout de même heureux d'y avoir croisé quelques Picassos, Brancusis et autres Magrittes. =D 


A la sortie de l'expo, nous avons été surpris par la pluie avec la violence d'une béquille dans la gueule, alors nous avons décidé d’enchaîner tout de suite sur le muséum d'histoire naturelle. 
Aaaaaah, le muséum d'histoire naturelle!...  ='D Je me rappelle encore étant chiard, lorsque mon grand père me traînait à celui de Paris. J'avais toujours été emporté avec la même stupeur par le silence contemplatif de ses immenses salles à la solennité poussiéreuse. C'en était à se croire dans une aventure d'Adèle Blanc-Sec! Et puis... Il y avait le brachiosaure. *o* Sans doute encore mon sauropode préféré! 
Bref, c'est avec l'euphorie d'un môme de huit ans que je retrouvais cette ambiance hors du temps et de ses limites; et je dois dire que j'ai été servi! Mention spéciale à la collection HALLUCINANTE de minéraux de l'établissement, mais aussi à celle des trilobites (tout de même assez sérieuse).

Une sacrée putain de collection de cailloux.

La Venus de Willendorf, toujours à glander contre le radiateur...

Tout un tas de trilobites.

Une reconstitution du Permien, une époque qui a précédé celle des dinosaures.
Non, le dimétrodon n'était pas un dinosaure.
J'ai pas noté le nom de ce cératopsien. Si jamais
quelqu'un s'y connait un peu en dinos', je serais ravi d'être éclairé ^^
Un fossile d’allosaure. On peut voir dans le fond au centre celui, bien plus célèbre, d'un
itchyosaure.
Ptéranodon
Tricératops et T-Rex
Le mégathérium, un paresseux de la taille d'un ours qui a côtoyé les premiers hommes.
Tigre à dents de sabre.
Ils avaient bien entendu leur propre collection d'animaux empaillés...
Un peu glaucos', mais fascinant ^^


Toutes mes excuses par avance pour les reflets dégueux sur les vitrines. Ça vous permet d'au moins imaginer un peu l'architecture des lieux. ^^'
Nous sommes rentrés sur les rotules, mais satisfaits d'avoir rempli nos objectifs de la journée!

Pour finir, j'ai terminé d'user mes godasses sur les rives du Danube. L'une des ses branches en particulier, celle qui longe le centre-ville, est parsemée de magnifiques tags qui valent (pour la plupart) vraiment le coup d’œil.










C'est sur ce dernier flot de photographies que je pose ma plume. Cet article est déjà vachement long. ^^
On se revoit bientôt pour la fin de la Cloche Hurlante, et pour un autre projet!

Bis Bald!



dimanche 27 avril 2014

Le blend' de la victoire

Salut à tous!
Aujourd'hui, c'est dimanche, ça s'annonce placide et sans embrouille. Et comme j'ai pas vraiment l'inspiration pour enchaîner les fig's, ces derniers temps, j'ai décidé de vous présenter un projet de modélisation dont je me suis servi pour postuler dans plusieurs écoles d'animation parisiennes (l'une d'elle m'a d'ailleurs récemment accepté!).
Voici donc, sans plus de cérémonie, le projet suscité, avec quelques lignes explicatives de chaque grande étape du boulot (en beaucoup plus concis, cela va de soit). Ce projet a été réalisé avec Blender, logiciel de modélisation-texturing-animation-layout-rendu gratuit et en libre distribution.



On s'attaque dans un premier temps à la modélisation du personnage. Il est question de lui donner un corps basique, carré, que l'on affinera par la suite. Pour cette bestiole, je me suis basé sur un cube simple que j'ai "arrondi" et "allongé" pour donner le tronc du corps, la queue et la tête; avant d'utiliser un effet de miroir pour les membres symétriques (oreilles et pattes). La plupart des personnages modélisés sont créés dans une position plutôt neutre afin de faciliter l'animation et certains détails, comme les poils ou les yeux, par exemple.


Mais la modélisation est sans doute le moins complexe des boulots comparé à ce qui suit. Une fois la charpente de mon personnage achevée, il va falloir lui donner de la couleur et un peu de mouvement. ^^ Pour commencer, j'ai assigné à la peau de ma bestiole un "matériel" bleu foncé, et un autre bien plus clair pour la peau du ventre. Sur l'image, on peut de plus constater que j'ai ajouté une armature dans les oreilles, la tête et la queue (on y reviendra plus tard). J'ai également commencé à tripoter la position et la propriété des lampes (les points en cercle avec une droite qui les relie au sol) pour faire quelques essais d'éclairage.


Voici un premier rendu avec un éclairage foireux. J'ai ajouté des yeux trèèèèès basiques (en gros, deux sphères noires avec des propriétés de reflet comparables à un bois vernis), ainsi que des orteils suffisamment larges pour donner un effet de réalisme physique aux pattes. Notez le découpage des ombres sur le sol qui suivent parfaitement le trajet de la lumière en provenance de mes deux lampes ^^


Lissage des courbes, ajout de narines, bref, du détail pour complexifier le personnage. On commence enfin à faire joujou avec l'animation. La technique que j'utilise est sobrement appelée "skinning": Etant donné que mon personnage est organique, cette technique permet de considérer l'armature précédemment posée comme un squelette sous la peau de la créature. On pourra ainsi donner au personnage l'illusion d'un mouvement plus ou moins naturel (je sais, c'est difficile d'en juger avec des photos....). Quelques détails ont étés modélisés et ajoutés pour donner plus de couleur et de richesse à l'environnement.


Ajout de textures pour donner à la peau du personnage une consistance toujours plus raffinée. Il me faudrait un article entier rien que pour vous parler des textures, alors je vais me retenir. ^^ Mais gardez bien en tête que cette étape est essentielle dans presque n'importe quel projet!


Pour finir, je me suis un peu frotté à une technique d'animation avancée et qui a toujours garantit un effet bœuf si bien maîtrisée: les particules. Comment vous expliquer en quelques lignes l'intérêt de cette méthode au nom si peu avenant? Hum... Vous voyez les superbes cheveux soyeux de la princesse Fiona, dans Schrek? C'est un système de particules bien chiadé. La fumée qui s'échappe d'une cheminée? Particules. Un feu de forêt, ou bien craché depuis la gueule d'un dragon dans Game Of Throne? Particules, et encore particules! Enfin bref, vous l'aurez compris, cette technique sert à plein de choses. Je m'en suis servi ici pour rajouter un joli pelage dynamique à ma bestiole (qui suivra donc les mouvements de tête, de queue...). J'en ai également profité pour créer un joli gazon, parce que ce sol marron me déprimait un peu. =) 


Tadaaaaam! Une fois toutes les étapes franchies avec rigueur et assiduité, voici un petit aperçu de ce que l'on obtient! J'espère que ce petit article saura contenter votre curiosité, et vous faire prendre conscience du boulot faramineux que c'est rien que pour obtenir 10 secondes de contenu avec un personnage encore très simple et peu réaliste. La prochaine fois que vous hurlerez devant la niaiserie d'un Pixar ou d'un Dreamworks, dites vous bien que même si les scénaristes semblent parfois se toucher le zob, les infographistes, eux, s'entassent par dizaines dans des locaux pourrav's pendant des semaines pour remplir décemment leur mission. A vot' bon cœur M'sieurs Dames...

mercredi 9 avril 2014

Un article avec rien que du texte. Si vous voulez plus de zolies photos en couleur, trouvez un autre blog.

Un long silence pesant a envahit la caverne. Plus rien ne bouge, le vent n'y siffle plus. C'est à peine si l'eau poisseuse ose encore troubler la quiétude des lieux en s'égouttant placidement des plafonds. On entendrait presque la mousse pousser, faire la course avec les stalactites. 
A l'entrée du tunnel, un sobre bureau cubique, abandonné, s'est recouvert de lianes et de fougère, témoignant seul d'un âge d'or oublié. Sur celui ci est posé depuis des siècles un écriteau en carton rigide à moitié rongé par l'humidité. L'encre y est néanmoins encore partiellement visible. Il y fût autrefois écrit:


"La plante en peau se voit quelque peu indisposée/ponible en ce moment et s'excuse par avance pour la gêne occasionnée. 

Les prises de Rendez-Vous se feront auprès du secrétariat. 

Etant donné qu'aucune secrétaire n'est disponible depuis environ 
un millénaire ou deux, veuillez ignorez cette dernière information."


Je ne suis pas repassé par la caverne depuis déjà un sacré moment. Et Dieu (ou bien le truc qui fait office de "Dieu") sait pourtant que j'me suis attaché à ce blog. Mais voilà, certains changements dans une existence se révèlent suffisamment drastiques pour nécessiter un investissement temps/énergie prioritaire.
En d'autres termes, j'ai des trucs à accomplir, et je me vois dans l'obligation de disparaître de la blogosphère quelques semaines de plus. Il y a de nouveaux champs de batailles jonchés de cadavres sur lesquels Mr Plante doit semer les spores nécrophages du spleen parisien.
Je vous prépare sur le côté bien entendu plein de choses à lire/voir histoire de vous inonder d'informations inutiles et de nihilisme borné dès mon retour.
Croisez-les doigts pour moi, on sait jamais. De très bonne nouvelles m'accompagneront sans doute.

Je vous lâche en maigre pâture une lettre de motivation que j'ai rédigé dans un instant de désespoir, en espérant qu'elle vous déridera toujours un peu:


Madame, Monsieur, Futur modérateur,


Dont la docte patience dompte sans loi les heures,


Dont le labeur sacré mène l'œil sur ces lignes,


A chercher la valeur en ces durs temps de guigne,


Veuillez donc aujourd'hui accuser réception,


De ma présente lettre de motivation.





Vous l'aurez remarqué, le zèle est mon ami,


Quand verve et création sont de notre parti.


Lorsqu'une histoire neuve, et belle, est à conter,


Mon entrain ponctuel, n'allez pas en douter!


Il est des gens sur Terre pour qui la passion,


Sait surpasser sans mal la procrastination.


J'affirme, sans détour, appartenir à ceux,


Qui, dans la déchéance, savent s'accrocher au Vœu:


La promesse qu'un poète, jadis, fit à sa muse,


De fuir la pensée: « Ô que je ne m'amuse! »


D'écarter tout loisir, société, ou paresse,


Pour mieux la satisfaire, ô, ultime allégresse!





Mon trait est maladroit, et mes lignes fuyantes.


Aux proportions d'école, je ne sais me ranger.


Néanmoins, l'ambiance assidue et fervente,


D'une bonne pédagogie sauront me confirmer!





Que reste-t-il à faire, sinon vous saluer?


Bien bas, respectueusement, comme il doit être fait.


Et s'il faut attester de quelque compétence,


A votre bon loisir, je reste, en conséquence.

vendredi 21 mars 2014

Pokestrat' pour HearthGold et SoulSilver: Vaincre Blanche avant ses 65 ans (ou: "La stratégie Tank-Girl")

Salut à tous! Aujourd'hui, j'ai décidé de vous pondre un article un peu spécial. Un pavé sur les Pokemons, ouais. Et pas sur supports les plus récents, en plus. (Oui oui sinon, les fig's ça va bien).
Recommençant la version SoulSilver, j'ai eu le loisir de re-découvrir la joie toute relative du passage à Doublonville. Un passage du jeu qui nous a tous valu quelques heures de veille et d'arrachage de cheveux compulsif. 
Ça vous rappelle quelque chose? Une ville immense avec centre commercial, souterrain, tour-radio et touti-quanti... 
Et si je vous parlais d'une arène à la con remplie de Snubbles et de Fouinettes à la louchée? D'un Melofée tout mimi capable de raser intégralement votre équipe si les astres sont de son côté? D'une saleté de vache laitière blindée aux hormones qui, passé le tour 5 sur le terrain, n'aura aucun scrupule à one-shot toutes vos adorables bestioles? Ça y est, ça vous revient? Et oui, vous y êtes, et il est désormais trop tard pour reculer. Bienvenue dans les limbes, jeune otaku boutonneux. Doublonville sera ta putain de tombe, si tu n'y es pas préparé correctement.





Vous voici désormais en face de Blanche, troisième champion de la ligue, seconde génération. Ne vous fiez pas à sa pitite tronche candide et en sa foi aux premiers abords bien naïve envers le type "normal". Car derrière ce sourire mièvre se cache l'un des dresseurs les plus hardocre de votre aventure. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, prenons le temps de connaitre notre ennemi, voulez-vous?

Blanche, l'antéchrist trop Kawaii 
Equipement: 2 super-potions
Ouais, je sais. Vu comme ça, on a pas l'impression de faire face à l'un des plus gros challenges du jeu, pas vrai? Devrais-je en ce cas rappeler à mes chers lecteurs qu'une super-potion rendant 50 Hp, à ce niveau d'avancement, est équivalente à un soin complet? "Ça reste cependant un stock d'items misérable!", me rétorqueront certains. J'entends bien. Mais comme vous le lirez dans la suite de l'article, la situation reste bien plus délicate pour vous qu'il semblerait aux premiers abords. Et il est probable que vous vous fassiez dégommer une bonne dizaine de fois sans même que Blanche n'ait à utiliser les potions sus-mentionnées.
Il est, de plus, important de noter que l'IA des champions n'a pas été codée avec les pieds, contrairement aux PNJ's de base qui se contentent en général de piffer au hasard pour choisir leur prochain mouvement. Ce n'est pas le cas de Blanche. Elle veut votre peau, votre sang et vos larmes. Et elle les obtiendra sans problème si vous foncez aveuglément dans la bataille.
Mélofée, le gardien de la porte
Niveau 17. Capacité spéciale: Joli sourire. Sexe: Féminin.
Movepool: Encore, Torgnoles, Copie, Métronome.
"Vous qui entrez, laissez toute espérance." (Dante, la Divine Comédie, l'Enfer, Chant III).
Notre combat contre le mal absolu débutera contre cette sympathique bestiole au sourire faussement angélique. En tant qu'annonciateur de l'Apocalypse prochaine, Mélofée n'a pas vraiment sa place dans l'équipe pour durer sur le champ de bataille. Ce pokémon est plutôt là pour bousiller votre avant-garde, et pour emporter quelques membres de votre réserve avec lui dans la tombe, si la chance est de son côté: Métronome et Joli sourire sont en effet basés sur l'aléatoire pur, et peuvent aussi bien foirer lamentablement qu'anéantir d'un seul coup vos chances de victoire. Les capacités Encore et Copie peuvent également retourner votre propre stratégie contre vous, et ne sont pas non plus à prendre à la légère. On y reviendra.
Ecremeuh, la bêêête aux milliers de pv's












Niveau 19. Capacité spéciale: Querelleur. Sexe: Féminin.
Movepool: Écrasement, Attraction, Roulade, Lait à boire.
Nous abordons à présent  le vrai challenge de cette étape. Vous pourrez sans aucun doute passer Mélofée plusieurs fois sans réel problème en faisant fi de mes conseils et avertissements; tomber cette bestiole là va vous demander une réelle discipline dans le leveling et la stratégie à adopter. Sans déconner. 
Cet Ecremeuh est un tank qui, non content de taper très très fort, peut se régénérer sans aucun mal et paralyser toute la gente masculine de votre équipe. Une manœuvre basée sur le switch et les stats de défense physique est fortement conseillée. N'estimez jamais rien d'acquis, lorsque vous lui faites face. 
Pour l'anecdote, cet adversaire est tellement balèze qu'entre les versions Game Boy et les versions Ds, les programmeurs ont préféré baisser le niveau général de l'équipe pour éviter la vague de frustration qu'avait généré les précédents jeux.


Voilà pour un rapide tour d'horizon de l'adversaire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a du pain sur la planche. Alors, sans plus attendre, voici quelques suggestions basées sur ma propre expérience pour vous faciliter quelque peu la tâche.


La strat'!

A propos de l'EV training: Je juge bon de préciser avant tout chose que l'EV training et le système de natures ne seront point abordés dans cet article, non pas que j'en conteste l'utilité! Cette méthode a en effet fait ses preuves depuis longtemps. Elle a élevé Pokémon au rang d'un véritable jeu de stratégie, et de nombreux profils et movepools ambitieux et inattendus ont vu le jour depuis son élaboration. On peut ainsi trouver deux Pokémons aux premiers abords identiques, mais dont la stratégie sera totalement différente, et ça, c'est du bon.
Le fait est que je juge l'Ev training un rien inapproprié pour toute la partie 'histoire" du jeu. Simplement parce que, d'une part, il est difficile de l'exploiter réellement tant que toute la map n'est pas entièrement disponible.
Une autre raison qui me rend suspicieux à utiliser cette méthode contre Blanche est que les Pokémons dont on va se servir contre elle ne seront pas forcément vos compagnons pour toute votre aventure. L'EV training demande un investissement en temps personnel non négligeable, et tout le monde n'a pas envie de sacrifier des heures entières juste pour l'entrainement d'une bestiole que l'on va stocker dans son PC pour l'éternité une fois Doublonville derrière nous.
En résumé, l'EV trainning, c'est du tout bon pour le PvP. Pour le mode histoire, ne dénaturez pas le plaisir du jeu. Restez roleplay un minimum, apprenez à maîtriser les strat's et les stat's avec les Pokémons que vous avez choisi, et la victoire n'en sera que meilleure. 

Ce à quoi vous devez vous attendre: Blanche, malgré le movepool de son Ecremeuh assez unilatéral, vous réserve quelques surprises. 
Son Mélofée possède Métronome, qui lui permet d'utiliser n'importe quelle attaque du jeu au hasard. Et si parfois on peut se permettre de ricaner sadiquement lorsqu'il nous gratifie d'une attaque Trempette, je vous assure qu'encaisser un Ultralaser au niveau 20 vous fera chanter beaucoup plus aigu (son Att. Spéciale n'est vraiment pas négligeable).
Bien qu'assez peu endurant, il est de plus capable, grâce à Joli Sourire, de pacifier n'importe laquelle de vos bestioles mâles qui tentera de le blesser à l'aide d'un attaque directe. Et même si cette capacité spéciale n'a que 30% de chances de faire effet, elle n'est pas à prendre à la légère. Ecremeuh peut également charmer ses adversaires du sexe opposé grâce à Attraction. Ainsi, mes chers lecteurs, on ne le dira jamais assez, méfiez vous de l'amour!
Mais la séduction est loin d'être le seul atout de Blanche. En effet, si le charme ne marche pas, son Ecremeuh peut également vous faire perdre un tour grâce à l'effet de peur d'Écrasement (30% de chance). L'attaque Roulade demeure néanmoins votre principal problème: Une fois lancée, sa puissance augmentera de manière exponentielle pendant 5 tours, que son endurance over-cheatée lui permet de tenir sans aucun soucis.
Dans le cas où vous réussissiez à pousser Blanche dans ses dernières limites, elle n'hésitera pas à user de ses potions. Dans le cas où vous réussiriez à l'acculer plus de deux fois de suite et à vider son inventaire, la capacité Lait à Boire d'Ecremeuh (50% de régénération des PV's de base) est susceptible de vous voler la victoire sous le nez à dix reprises.
Que dire de plus? Ah, oui! Ecremeuh possède la capacité spéciale Querelleur. Ce qui signifie que Mme Vache, en plus d'être increvable, se fout totalement des lois de la physique établies et peut sans complexe toucher un spectre avec une attaque normale (donc, Ecrasement, par exemple, qui saura abuser des stats de défense des spectres relativement faiblarde). Les petits malins qui avaient pensé à chopper un Fantominus à la Tour Chetiflor peuvent donc revoir leur stratégie.

Giiiirl powa! Ceux parmi vous qui se sont un jour frottés à Blanche l'ont sans doute déjà compris: L'emporter face à elle nécessite avant tout de neutraliser ses capacités d'attraction. Etant donné que l'attirance homosexuelle n'existe pas dans le jeu, il est évident que le choix de notre équipe se portera en priorité sur des Pokémons de sexe féminin. Peut-être que certains s'indigneront contre ce choix discriminatoire et légèrement cheateur, mais oh, sérieusement les mecs, on parle de l’antéchrist incarné, là. Contre ce genre d'adversaire, les concessions sont de rigueur, pas vrai? Alors, on arrête de faire sa gonzesse, et on cours de ce pas me chopper au moins deux ou trois super-nanas de niveau 16 ou plus à aligner au cas ou les choses dégénèrent (ce qui va forcément arriver)!

Demi tour! Avant même de réfléchir à la façon dont nous allons traiter avec Mme Vache, il est essentiel de s'arranger pour tomber le Mélofée le plus prestement possible. Une avant-garde rapide et agressive est fortement recommandée.
Personnellement, j'ai porté mon choix sur un Dardargnan ou un Papillusion de niveau 15-17 (inutile d'aller plus haut). Les Pokemons insectes évoluent rapidement à cette étape du jeu, et leurs statistiques offensives ne sont pas négligeables. Choc Mental ou Furie permettront de grignoter les Pv's de notre adversaire honorablement pour un tour ou deux. De plus, la CT qui vous a été donnée après la deuxième arène, Demi-tour, leur permettra en un seul round d'infliger une attaque de puissance 70 et de switcher avec une bestiole plus solide pour finir le travail sereinement, si jamais les choses se sont mal passées.
Encore une fois, avec Mélofée, tout est une question de chance! N'hésitez donc jamais à adapter votre comportement en fonction du contexte. N'ayez pas non plus trop de remords à sacrifier votre avant-garde, si besoin est. Conserver un maximum de monde en pleine forme est vital pour Ecremeuh.

En fonction de votre starter: De nombreux joueurs aiment garder leur starter avec eux très longtemps dans l'aventure, parfois jusqu'au bout. Etant donné qu'en général, ce premier Pokemon est celui qui possède un des niveaux les plus élevés de l'équipe, il peut être avisé de le considérer comme un paramètre influent pour le combat à venir (même si c'est très souvent un mâle, et qu'il y a donc une chance sur deux que la stratégie foire complètement).
Voici une petite synthèse des comportements conseillés en fonction du starter choisi, et de son opposant. Je me suis basé sur un Pokemon hypothétique monté au niveau 18 et passé au 2ème stade d'évolution.

Avec Macronium:
Movepool: Tranch' Herbe ou Coupe/ Poudre Toxik/ Synthèse/ Protection
Contre Mélofée: Ses bonnes statistiques de défense vous permettront sans doute de résister décemment pour plusieurs tours. Mais contre les cataclysmes que peut enclencher Métronome, ne vous attendez pas à des miracles. Utilisez Protection pour maximiser votre karma, puis frappez avec du physique (Tranch'Herbe ou Coupe).
Contre Ecremeuh: Avec ses stat's de défense et son type plante, Macronium est sans doute celui qui encaissera le mieux la Roulade. Les dégâts qu'il risque d'infliger seront cependant minimes. Privilégiez l'endurance et la sournoiserie en utilisant Protection, puis Poudre Toxik. Pendant que le poison grignote Meumeuh de l'intérieur, tâchez de tenir le coup en spammant les Synthèses, avant de switcher avec un finisher digne de ce nom (on y reviendra).

Avec Feurisson:
Movepool: Charge ou Coupe/ Brouillard/ Flammèche / Vive-Attaque
Contre Mélofée: Ce qui est chiant avec Feurisson, c'est que tout en possédant une attaque spéciale vraiment appréciable, il ne débloque des mouvements utilisant cette carac' intéressants qu'à partir du niveau 35 (Ebullilave, Lance-Flamme, et bien sûr Eruption!!!). Tentez la brûlure avec Flammèche, puis tapez dans le lard avec du physique (Roue de Feu est conseillé si vous êtes au dessus du niveau 20).
Contre Ecremeuh: Muahahaha, les gars, vous êtes dans une sacrée merde. En plus de son handicapant type feu, la défense en carton de Feurisson ne lui fera pas endurer la Roulade très longtemps. Sa carence en mouvement spéciaux ne l'aidera pas non plus
à se rendre très utile. Utilisez Brouillard afin d'augmenter les chances de survie de votre finisher, puis switchez sans état d'âme.


Avec Crocrodile:
Movepool: Griffe ou Coupe/ Pistolet A O/ Frénésie/ Morsure
Contre Mélofée: Les ténèbres, c'est chouette, et contre un type normal, ça frappe aussi fort que la skunk. Ainsi, spammez les Morsures sans concession, et si Lord Helix est avec vous, Mélofée ne sera bientôt qu'un lointain souvenir.
Contre Ecremeuh: Grâce à son type aquatique, Crocrodile endurera décemment la Roulade, mais ne possède rien de conséquent pour donner le coup de grâce. Utilisez Morsure autant que faire se peut afin de faciliter la vie à votre finisher, puis switchez.



La stratégie Tank-Girl: "[...] c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule!"(Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac)
Vous l'aurez sans doute remarqué, je n'ai toujours pas
Tank Girl, personnage d'Allan Martin et de Jamie Hewlett
(le dessinateur du groupe fictif "Gorillaz"). Une BD un
poil trop vite oubliée à mon goût.
 abordé la question du finisher à choisir pour contrer
efficacement le blindé Meumeuh. Et il y a une bonne raison à cela: Votre finisher est là pour "finish" (oh surprise!) le combat. Votre avant-garde, votre starter et tout le reste de votre équipe ne sont là que pour le débarrasser de Mélofée et suffisamment fatiguer Ecremeuh pour entre'voir une lueur d'espoir en ce bas monde. Il était ainsi logique de commencer par la première partie de la strat' pour mieux aborder la guerre de position qui s'annonce.
Ainsi, avant même d'envoyer Tank-Girl à l'assaut, poussez le reste de l'équipe dans ses extrêmes limites: faites dépenser à Blanche toutes ses potions, contraignez Mme Vache à gaspiller ses Écrasements et ses Laits à Boire. Puis, lorsque toute votre team est K.O. ou dans le rouge, balancez le coup de grâce.
Les connaisseurs assidus de Johto doivent deviner sans mal à quelle bestiole je pense pour terminer le boulot. Rien de tel en effet, lors d'un combat basé sur l'endurance, que de poser ses burnes sur la table en envoyant un Pokémon roche qui a su faire ses preuves depuis des années, et pour qui la Roulade ressemblera à une pichenette: Racaillou.
Ce Pokémon est trouvable en de nombreux endroits, même avec une map encore très restreinte (l'Antre Noire, les Caves Jumelles...). Débusquer un individu femelle n'est pas d'une complexité extrême.
Montez votre finisher au moins jusqu'au niveau 20 (oui oui, vous avez bien lu "au moins", ce n'est pas une erreur!) Basez son movepool sur Ampleur, Jet de Pierre, et bien entendu Destruction.
La stratégie Tank Girl consiste en peu de choses: Tenez le coup! Essayez de faire passer dans l'orange Ecremeuh le plus rapidement possible (pas dans le rouge, ou elle risque de se soigner!), puis tentez de mettre un point final au combat avec Ampleur (si l'attaque a une puissance de 7 ou plus, tout devrait bien se passer.)
Si cependant, la poisse vous colle à la peau, Tank Girl possède un joker: Destruction. Bien que le lanceur finisse en chair à pâtée durant l'opération, cette attaque frappe à 200 et ne compte que la moitié de la déf. spé. du défenseur. Je vous laisse apprécier le carnage, si vous devez en venir à cette extrémité. A éviter toutefois si Meumeuh est full vie, ce serait con de sacrifier votre atout principal pour des prunes!


En conclusion: Vous voici normalement paré pour appréhender le défi de Blanche avec une tranquillité toute relative. N'oubliez pas qu'encore une fois, l'attraction et Mélofée peuvent tout faire foirer en quelques rounds, et que les possibilités de situation sont presque infinies. Mais j'apprécie la simplicité de cette stratégie, et c'est pour ça que je l'utilise en général par défaut contre la plupart des "dresseurs à tank". D'autres que moi auront sans doute trouvé des méthodes plus audacieuses ou efficaces, et dans ce cas, n'hésitez pas à faire part de vos astuces dans les commentaires!

Pour en finir dans l'ambiance approprié, je vous laisse en compagnie de cette reprise métal du vieux générique de l'anime qu'on a tous chanté sur la route de l'école primaire. :)


You teach me & I teach you! POOOOOOKEEEEEEMOOOOOOOON!... \o/



Bonus!
Qui c'est qui vient de gagner sa ceinture jaune-orange au karaté? C'est bibi! ^^ Et comme bibi, il est très fier, il partage une photo qui n'a aucun rapport avec l'article:



A très bientôt pour du nouveau côté Skavens et Haqqislam!

Tous les artworks, sprites et autres ressources 
ont étées pompées sur Pokepedia, 4cahn, 
et toutce genre de niz à nerds.


mercredi 19 février 2014

Mocaccino

Nos grands-pères, avec des "si", ont mis Paris en bouteille. Il est triste que le vin des rêves d'autrefois ait depuis si longtemps tourné au vinaigre.

Il y a quelques jours à peine, je terminai une pièce dont la rédaction a occupé trois ans de ma vie. La différence notable avec la plupart des mes autres travaux achevés, c'est que pour celui ci, je n'ai rien ressenti lorsque j'en ai couché le point final. Pas même une vague sensation de victoire. Nada. Je n'avais plus envie de vanter ma dernière abomination sur les réseaux sociaux; ou parmi ma maigre communauté de camarades-lecteurs-créateurs. C'est comme si j'avais mûri et pourri en même temps. En l'espace de quelques secondes.

La route est bien plus enrichissante que la destination.C'est peut-être la chose la plus importante à savoir, lorsque l'on écrit, lorsque l'on a décidé d'écrire.
Je suis intimement convaincu qu’aucune histoire ne devrait s'achever explicitement. Mis à part Twilight et Eragon, qui n'auraient jamais dû commencer.

Et en y réfléchissant bien, je préfère mille fois galérer, aligner les échecs et les refus durant toute mon existence plutôt que de baser cette dernière sur un succès trop précoce.
C'est peut-être pour cela que je tiens tant à mon boulot sans avenir, qui ne m'apportera jamais ni crédit ni reconnaissance, mais dont j'apprécie sincèrement l'avantage de ne pas engraisser un patron. J'aime le fait d’œuvrer pour le bien de l'humanité à une échelle si microscopique que personne ne s'en rendra jamais compte. Ça a quelque chose de motivant, d'être un looser, de savoir que l'on ne peut que s'améliorer. Et puis d'en bas, on dispose du meilleur point de vue possible pour dépeindre ce qui tend à pousser les gens vers le haut.
Le sommet du podium demeure la position la plus effrayante qui soit, ne serait-ce parce qu'on a souvent tendance à en faire un échafaud.

Oui oui, je viens de rédiger un  véritable mini-pamphlet pour justifier mon indiscutable goût pour la procrastination. Quel gros dégueulasse je fais, quand même. Quel putain de mauvais exemple à suivre! 'Manquerait plus que je vous expose ma position vis-à-vis de l'herbe qui fait rire et des blagues sur les bébés morts, et là, on aurait vraiment touché le fond.
Et vous savez quoi? Je suis tellement odieux comme gars, que comme ça, sans aucun rapport, je vous lâche quelques photos de Poitiers, une ville que j'adore et qui a toujours su me fournir l'inspiration nécessaire; ainsi que l'extrait d'un monologue que l'on retrouvera peut-être dans l'un de mes écrits futurs. Rien à foutre; il y a déjà longtemps que ce blog n'a plus aucune cohérence.



"Extasie toi, petit papillon, de cette liberté fraîchement acquise. Toi qui n'as eu besoin pour t'envoler que de vivre sans encombre ton état de chenille. Butine à toutes les fleurs et savoure chacun de tes gracieux atterrissages, avant de déguster ce nectar que tu crois tellement mériter.
Je t'ai enfermé dans un bocal où je pensais te conserver jusqu'à la fin de nos jours. Mais toi, petit animal aussi têtu que friable, tu as frappé si fort contre la paroi que j'ai préféré te rendre à tes champs et à ton soleil. 
Et après tout, si je t'avais gardé captif, près de moi, tu aurai brisé le verre de ta cage aussi facilement que tu as brisé mon rêve de ne plus être seul. Tu te serais coupé contre quelque débris tranchant dans l'empressement de ton évasion. Personne ne souhaite voir un papillon crever. 
Prends ton essor et danse au rythme de ta jeunesse. Laisse toi attirer par chaque lueur, chaque flamme que tu attises. Suis les feux follets qui parsèment l'horizon aussi loin, aussi vite, aussi longtemps que tes ailes te le permettent. Ne t'offre aucun repos. Personne n'a jamais vu un papillon dormir.
Le bocal n'était-il dont pas à ton goût? J'en avais pourtant choisi un assez vaste pour tous tes amis et ta famille, si tel était ton désir. J'y plantais des arbres et de jeunes fougères. La nuit, nous aurions pût allumer tous les feux dont tu avais besoin.
Mais tu as préféré fuir ton enclos pour en pénétrer un autre, où les fleurs sont jaunes au lieu d'être violettes. La logique des êtres volants m'échappera donc toujours. Mais qui suis-je pour en juger? La seule chose dont je suis certain, c'est que personne ne voudrait voir un papillon pleurer.

Alors, j'ai ouvert la porte du grand vivarium de nos songes, où nous avions construit notre cabane. Les animaux fantastiques que nous avions élevés et les monuments absurdes couverts de lierre édifiés en notre nom ne surent te retenir. Et tu tourna même le dos aux cèdres centenaires sous l'ombre desquels tu cherchais autrefois à m'apprendre à voler.
Tu es parti sans un mot, petit papillon. Et je suis sûr que tout t'a semblé dans l'ordre des choses. Chaque chose à sa place, et la tienne n'existe pas.
Un bocal de la taille d'un monde était à toi. Tu as préféré un autre jardin où l'herbe t'as semblé plus verte. Si tu pouvais prononcer un mot à la juste mesure de ta pensée, m'affirmerais-tu encore que les plaines environnantes ont un parfum plus grisant que toutes les fleurs que je posais à tes pieds?

Prêche donc la bonne parole de la liberté, et vole, sans une seule interruption. Car après tout, ton espèce est éphémère. Si les papillons savent vraiment voler, pourquoi en reste-t-il si peu? Si tes ailes font de toi un être émancipé, pourquoi n'as-tu pas encore quitté cette planète?
Les chats et les crapauds vous attrapent et vous amputent de ces voiles colorées dont vous faites votre bannière, c'est dans l'ordre des choses. Ce n'est pas une question de jalousie. Simple justice élémentaire.

Profite donc tout ton saoul de cette courte escapade. Demain, tes ailes se faneront et il ne te restera rien pour séduire le vaste monde. Redevenu chenille, te diras-tu encore que quitter ton bocal en valait la peine, lorsque tout l'univers te rejettera pour ce que tu as égaré?
Personne ne remarque un papillon qui ne vole plus. 

Tu n'es pas libre parce que tu as le pouvoir de t'enfuir et de manquer aux autres, petit insecte lâche.
Les jolies couleurs que tu charries ne te rendent pas invincible ou irréprochable.
Tu n'es qu'un papillon de plus qui pense faire honneur à sa nature. Cela n'a rien d'un choix. C'est d'une obéissance docile envers les conventions dont tu as seulement fait preuve. 
Même les animaux volants suivent les sentiers battus, après tout.

Je ne me souviens pas de la forme ou de la teinte de tes ailes. Mais la caresse de tes antennes et la vibration tranquille lorsque tu planais derrière mon oreille me hanteront jusqu'à la fin des temps."